Les espèces exotiques envahissantes, introduites par l’homme, prolifèrent et menacent la biodiversité locale :
Animaux
• Ragondin et Rat musqué : dégradent les berges, porteurs de la leptospirose
• Écrevisses exotiques (Louisiane, Pacifique, Américaine) : porteuses de l’aphanomycose, maladie mortelle pour l’écrevisse à pattes blanches
• Tortue de Floride : prédation sur amphibiens et poissons
Végétaux

Renouée du Japon : empêche le développement de la flore locale. 1 gramme de racine suffit à créer un massif !

Balsamine de l’Himalaya : croissance rapide, colonise les berges

Ailante (Ailanthus altissima)
Croissance et reproduction incontrôlables Sa vitesse de croissance peut atteindre 1,5 m par saison, avec un système racinaire dense produisant de nombreux drageons. Il pousse sur tous les sols, résiste au froid jusqu’à -13°C, à la sécheresse et à la pollution atmosphérique.
Plantes aquatiques envahissantes

Élodée du Canada
Sa prolifération est incontrôlable : chaque petit fragment de plante peut former un nouvel herbier s’il trouve de l’eau stagnante.
Impact sur la biodiversité aquatique L’élodée forme des herbiers denses qui empêchent la lumière de pénétrer dans l’eau, nuisent à la croissance des autres espèces végétales et réduisent la disponibilité en oxygène. Lorsqu’il y a trop d’élodée dans un plan d’eau, le pH peut s’accroître brusquement au-delà de 9 — un niveau basique qui tue les poissons et beaucoup d’autres formes de vie. Cette plante complique la navigation, la pêche et les loisirs nautiques,. Elle peut obstruer les canalisations et les systèmes d’irrigation, et les coûts de gestion peuvent représenter un fardeau financier important pour les gestionnaires de plans d’eau.

Myriophylle du Brésil (Myriophyllum aquaticum).
Il s’agit d’une espèce aquatique invasive interdite à la vente depuis 2018. Ses tiges pouvant atteindre 3 mètres se propagent par simple fragmentation, formant des herbiers denses qui étouffent les espèces indigènes, réduisent la biodiversité aquatique et obstruent les cours d’eau. Impossible à éradiquer totalement, il colonise désormais toute la façade ouest de la France et s’étend vers l’est — principalement à cause des aquariophiles et jardiniers qui déversent leurs surplus dans la nature.